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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 09:41


 

"Ah, mes enfants, si vous savez ce qui m'est arrivé , j'espère que tout va bien chez vous, que rien ne vous soit arrivé , si parmi vous quelqu'un a connu le malheur, qu'il ne se sente pas obligé de rester en classe, aujourd'hui je suis un peu fatiguée , je ne suis pas au mieux de ma forme, je ne serai pas à 100 pour cent…"

"Comme vous… comme vous le pouvez le croire , j'ai prié très fort le seigneur Dieu quand le sol a tremblé , je me souviens être tombée , j'ai trébuché ensuite j'ai pris mon enfant et je l'ai serré très fort en psalmodiant la chahada de plus en plus fort, il n'y a de dieu que dieu , Mohamed prophète de dieu , mon mari , et il a bien fait de refermer le gaz , d'autres ont subi les flammes à cause de leur négligence, on m'a parlé d'un incendie à la rue de l'union , une vision de cauchemar …

"Il faut croire, je ne sors pratiquement jamais de chez moi après une certaine heure, que ferai-je d'ailleurs dehors à une heure si tardive, je suis une femme responsable de ses enfants et qui ne doit sortir sans autre prétexte que de porter l’aide à sa famille en cas de danger ; je ne suis pas de celles qui entachent l'image de la femme dans ce pays, ces femmes qui veulent assouvir des besoins animaux , elle doivent s'en remettre à Dieu sous peine d'être jetées dans l'enfer et la damnation…"

" Nous descendions les escaliers tandis que les effets de la secousse se faisaient encore ressentir, elle a duré près d'une minute, le palier était bondé de voisins du haut que nous ne voyions jamais, ou qu'on a pas l'habitude de voir, peut être au marché, la rue attenante à l'immeuble était bondée de monde, on aurait cru à une fête donnée la nuit dans tout le quartier."

" La foule projetée dans les rues faisait peur. Heureusement que j'étais entourée par mon mari et mes deux enfants, sans ça j'aurai perdu la tête, mais qu'elle était ma stupeur, fureur même de m'être aperçu, quand j'ai appliqué mes doigts sur la tête, l'horreur de découvrir que je ne portais pas mon hidjab. J'étais redevenue une de ces femmes occidentalisées qu'on dit civilisées aux mœurs légères, des dévergondées en puissance, dans l'horreur de cette nuit, la terreur plutôt, je ne m'étais pas rendu compte du forfait que j'ai commis, je prie le Seigneur Dieu de me pardonner mon péché…"

 

 

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:54

 


Symétrie des faits constatée, le pont-trémie plongeant, pénétrant, crevant (éventrant) le quartier de la viande urbaine, convulsion du centre, aération mortuaire, destruction délibérée du calme possible, à l’ombre d’un inespéré ficus bordant le tumulte de la grand rue, ni trop loin, miracle certain du village, de la ville organique, mélange de la Rome et des médinas mauresques.

Symétries constatées, elle le sont dans notre vision à l’odeur de mort, ce seul arbre, olivier beau rabougri, certainement solide, immanquablement honnête, c’est le genre de jalon millénaire balisant le mince sentier en direction de l’enfantine et lointaine méassra, medersa brillamment dissimulée derrière le plateau du Azrou, une vallée encaissée et réduite illustre la frontière déjà puérilement infranchissable, à distance soupesée de l’enfant à l’âme sanglée par l’adulte, la medersa est du domaine du mythe, sauvera-t-on l’olivier-balise. Un ouvrage d’art moderne techniciste qui portera en son sein les puissantes berlines aux grandes vitesses en vertu du fonctionnement de cette cinquième vitesse, déchirures symétriques, passées en haillons engourdis pareils aux veaux assommés dans quelques abattoirs roumis , viol du passé aliéné , fin de la civilisation de l’enfant…

 

 

 

Le feu roulant de la machine arasant le sol grumeleux, étanchant d’une soif imaginaire le sol pierreux d’un vomis de bitume brûlant, oliviers de cette méditerranée tuméfiés, violés, insultés, profanés par la blessure faite au paysage de l’enfant qui s’inconsole au chevet d’une mère errante , transformée en sorcière accumulée de haine , la blessure fait état de formatage de sa mémoire, elle n’est plus personne, l’enfant pleure doublement, double perte, mère méconnaissable , terre blessée , rature noire, pétrolifère déchirant son horizon en deux parts, résolu à partir, il finira par pendre sa mère , il faut l’achever, Achever de cracher sur le réel offert, l’olivier emmuré par la rature véhiculant les engins agglutinés des futurs badauds mécanisés, s’offriront gazeuses et pâtisseries , peut être poteries et poésies terroir , remplira le vide sidéral laissé par les anciens tous pendus , études de marché pulluleront dans les recoins de la rature polluée , aires de repos suicidaires des derniers oliviers amers ; il y aura peut-être le prochain capitaliste qui satisfera à réaliser le chemin de randonnée pour la vallée des pendus tout loin vers les collines surplombant l’odeur de mort des prochains conflits …

 

l’olivier abattu par les murs , mon mur est une rature incessante, scindant ma photo originelle, mon impulseur , propulseur de mon énergie vitale, scène bruyante du soleil , tons orangés et jaunâtres des multiples tétons tâchés de ce vert grisé , bonté des racines suçant les eaux rares du plateau déprimé, no mans land heureux générateur de l’huile généreuse, humant dh’arsass tacheté et croquant, fumant des volutes de ce délicat fumet du blé éclatant de l’essence huileuse, doublogie magnifique , maudite rature enrayant les derniers répertoires de l’enfance qui sombre en amertume cancéreuse, fuyez , fuyez , gens de bien peu, derniers penseurs de l’histoire de soi enfant, ne regrettez rien , mais ne revenez point, il y va de votre tumeur , possible rechute , prions de formes billes, pullulant le ventre acidulé , tournant mauvais, hommes tuméfiés que vous êtes devant le spectacle raturé , mur de benzoïne, paré d’antennes fracassant les derniers illusions d’un visionnage heureux de la voûte étoilée, ah quarantième jour rugissant , veillée fantastique illuminée des amas poussiéreux , ah quel spectacle mes aïeux , l’heureux , la sainteté du spectacle expurgée , phagocytée par les antennes prédatrices , m’aveuglant finissant par me rendre fou, ah je suis une vache sous observation, le prion a pris l’apparence d’une boule de plomb dans le cœur, mes poumons crevassés, mes vessies transpercées , mon cul transbahuté , ma gueule désossée , osselets du visage de l’enfant encore innocent, n’y retournons pas, le spectacle est faramineux, bulbes fracassés,

avènement secondaire, correspondances cauchemardesques, aaah, migraines purulentes, insistantes, révélatrices de la viande du cortex arrachée du plat de gargouillis de la cervelle déjà malade de nostalge , mortelle réminiscence, pourtant quelque peu apaisée par l’éloignement, restons distants, n’y retournons, pas, je délogerais la tombe des ancêtres pour les rapatrier ailleurs que dans ce nid de prions, mes vaches sont au bord de la folie apoplectique, cavalantes hallucinantes, vétérinaires chasseurs ne pouvant les suivre, les prions se sont déclarés intelligents, aah, ces oliviers, ces oliveraies abattues, poussées vers l’abîme , du beau travail ,Le travail public se chargeant de l’ouvrage artistique les précipitant dans l’abîme formidable de la haine accumulée, les derniers oliviers se dissimulant derrière le bel ouvrage , énorme lego joliment absurde, mais tout de même migraineux, ennemis de l’olivier, ennemi du suc sanitaire, le seul qui braille de justesse…

 



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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 17:13

L’affaire était compromise, se dégageant du petit cinéma de quartier qui donnait sur la non-moins artère boulevard de Belouizdad qui devait relier des quartiers s’ignorant superbement. les clubs de football sont au nombre de trois égrenées le long du boulevard ancienne voie muletière direction la lointaine et orientale Constantine, le film projeté devait être un film d’horreur, une fille dont la tête semblait se dévisser et tournoyer, le corps en lévitation, tout devait être disposé à faire rire qu’à faire peur, ressortant pour aller à cette séance de sport, c’est ainsi qu’il s’était souvenu de ce quartier brassé par la foulée franche et vive de jambes d’un antéadolescent , en deux divisibles car la chose s’apprêtait à ce genre d’appréciation, tout l’arsenal était à reconstruire en face un morne édifice en murs rideaux déjà bien éprouvé par les manifs du pain et des chaussures de sport en manque , les trottoirs servaient de carrière à pavés lancés à la gueule de l’état de derrière la clôture aux barreaux régulièrement entretenus par des ouvriers combattant la rouille d’une méditerranée si proche mais invisible …

Foulée rapide dans cet entre-deux : nu d’un côté , l’autre n’était plus habité que sommairement, la journée tout au plus , des secrétaires des chefs de cabinets des intrigants et d’autres : sous-fifres d’un ministère aux vitres fumées qu’on ne savait pas si cela était du à la conception du mur rideau ou bien à la mise en place d’un rideau couleur terre , donnant une couleur sale au ministère ; à côté mais tout au fond de l’îlot, se tient un Pailleron , collège gris en retrait qui avait ce quelque chose de plus noble , comparé à l’artère à demi dépourvue ou orpheline d’une de ces parois qui devait donner quelque peu un peu de vie , vivacité à cette partie de quartier par lequel on transitait par une foulée rapide et indifférente aux colonnes et poutres grossières érigées , les ronds à béton en attente d’un hypothétique plancher…

Après tout il fallait tourner la page et entrer dans le sujet, le curieux autre entre-deux survenant après l’orphelinat du tout premier…

Quelques blocs formant le quartier, jamais mot n’a autant mieux porté le nom, quartier de viande ou d’un gâteau enserré par le changement de cap d’une ville tronçonnée symboliquement par des quartiers aux différences culturelles si palpables , quartiers s’adjaçant parfaitement , la ville était ce serpent aux couleurs juxtaposables , les quartiers : pareil….

 

photo :Ludovic Courtès sous licence Creative Commons 

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 09:55

Maurice-sept : pour un usage poétique du boîtier maléfique aliénateur

 

 

 

Béjart – 2004 – 77 soixante dix sept ans – émission de télévision – type : talk show branché généraliste peu exigeant – boulimies des promotions de produits culturels avariés – humiliations en contreparties – gros seins bronzés en arrière-plan de l’animateur – sourires dentifrices du grand nombre – dictatures des applaudissements faux raccord – décolletés généreux de part et d’autre de l’immédiat arrière plan de l’animateur en tenue captivant les couleurs du spectre – sourires dentifrices des beurgeois en intelligence avec l’ami ultralibéral , arabes intégrés – citoyens fiscaux de la nation intégriste de la troisième république – né en 1927, mille neuf cent vingt sept – il est né – le spectateur scrutant le boîtier en a lui – il est né en 1977 mille neuf cent soixante dix sept – en 1977 – vingt sept ans soit 27 ans – ainsi , le téléspectateur qui regardait l’émission aurait cinquante ans à l’horizon deux mille vingt sept soit 20 vingt sept ou deux mille 27 – 2027 – ainsi il aurait toujours en lui le sept dans un coin – dans sa mémoire , ses dates de commémoration , ses fêtes anniversaires qu’il ne fêtera pas – s’était-il dit , il se rendait compte que le sept en question était omniprésent durant le passage de ce chorégraphe célèbre dont il avait eu vent dans le petit Larousse édition mille neuf cent soixante dix sept ou dix huit (tentative avortée de pose d’un énième sept) le corps en s d’un barbu au torse nu au centre de l’énorme scène , Béjart , date de naissance, domaine de définition ouvert (1927- ****) , barbu comme l’était le chorégraphe aux yeux bleus étincelants , converti à l’islam , se rendant compte de la nouvelle donne du contexte renouvelé, qu’il allait devoir taire cette tare , la conversion en cette religion tant crainte , tant diabolisée dans les canaux salasses du boîtier , comme dans la présente émission , qu’il allait devoir contourner l’inévitable question – je m’étais converti à une religion de tolérance améliorée , le soufisme , bon isme s’il en faut – craignant le courroux des publics – bouffons ravalant humours à la monthy python tant mythifiés et si peu régurgités – craignant courroux des intellectuels médiatiques – normaliens petits bourgeois démultipliant leurs passages moralisant dans le divin boîtier …

C’est donc à soixante dix sept ans , en 2054 ou deux mille cinquante quatre , cinquante quatre, soit le double parfait et naturel de vingt sept , 27 , ainsi l’age qu’avait Béjart en mille neuf cent cinquante quatre soit 1954 – cette même émission qui fêtait pour l’occasion, le cinquantenaire – 50 – de sa compagnie de danse – cinquante ans de succès d’un homme de compromis – le hasard , le seul ou le second – lui fait dire – au téléspectateur interloqué – qu’eu égard à son âge , soixante dix sept ans , qu’au regard du fait qu’il devait fêter , en pareille occasion dans ce court passage promotionnel à la télévision – ces cinquante ans – non de carrière de danseur – mais de sa compagnie – en tant que directeur de compagnie ce qu’il lui faisait dire qu’il était dans l’obligation d’y figurer , dans cette émission fourre tout grand public au succès sulfureux – non dans le sens exigeant – mais plutôt vulgaire – il avait donc – par simple déduction arithmétique la bienvenue par les temps qui courent , peu d’occasions de se satisfaire de la programmation du boîtier – que le vénérable personnage entraperçu dans la section noms propres entrée de la lettre B avait donc entamé sa carrière de chef de troupe à l’age de vingt sept ans 27 – 20 sept ans en l’an de grâce mille neuf cent cinquante quatre soit 1954 soit cinquante quatre 54 , cinquante quatre étant le double parfait et naturel à la fois de l’age du jeune capitaine de navire chorégraphique et également de l’age du téléspectateur à l’instant même de la diffusion de la dite émission ou figurait , parmi tant d’autres , un passage consacré au vieux chorégraphe qui fêtait le cinquantenaire de….

Ainsi ledit court passage de la dite émission allait réconcilier ( telle la France avec la Jamahiriya Libyenne après des années de disette diplomatique, contrecoups des avions de ligne tombés ici ou la sur villages aux multiples pans de toitures en ardoise noire , déserts ou mers intérieures – ou pour effacer les grincements (grinceries) on parle business et droit de foot d’un club de foot en renflouements , ressources minières naturelles minant les derniers obstacles des mères ronchonnes ayant perdu deux trois ou quatre – plus peut être – êtres chers ) – court moment , intermède aux sunlights de l’émission gloutonne en invités promotionnels , journaliste – speakrine de l’info - maquillée à la provinciale , blonde , réconciliation – c’est le mot – raccordement , rencontre, rapprochement , journal de nuit – journaliste ratée , subordonnée, secondaire, grand reporter en phase de repos parisien forcé – congé maternité approchant ?  - Chirac visitant la Jamahiriya allibiya aloudhma – poétique des nombres en marche due à une avalanche de sept clamés d’une bio – magnéto…

 

ps : vous l'aurez compris , ce texte fut ecrit à chaud. Paris, automne 2004...

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Maurice-sept : pour un usage poétique du boîtier maléfique aliénateur des masses dormeuses est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 3.0 Unported.
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