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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 09:55

Maurice-sept : pour un usage poétique du boîtier maléfique aliénateur

 

 

 

Béjart – 2004 – 77 soixante dix sept ans – émission de télévision – type : talk show branché généraliste peu exigeant – boulimies des promotions de produits culturels avariés – humiliations en contreparties – gros seins bronzés en arrière-plan de l’animateur – sourires dentifrices du grand nombre – dictatures des applaudissements faux raccord – décolletés généreux de part et d’autre de l’immédiat arrière plan de l’animateur en tenue captivant les couleurs du spectre – sourires dentifrices des beurgeois en intelligence avec l’ami ultralibéral , arabes intégrés – citoyens fiscaux de la nation intégriste de la troisième république – né en 1927, mille neuf cent vingt sept – il est né – le spectateur scrutant le boîtier en a lui – il est né en 1977 mille neuf cent soixante dix sept – en 1977 – vingt sept ans soit 27 ans – ainsi , le téléspectateur qui regardait l’émission aurait cinquante ans à l’horizon deux mille vingt sept soit 20 vingt sept ou deux mille 27 – 2027 – ainsi il aurait toujours en lui le sept dans un coin – dans sa mémoire , ses dates de commémoration , ses fêtes anniversaires qu’il ne fêtera pas – s’était-il dit , il se rendait compte que le sept en question était omniprésent durant le passage de ce chorégraphe célèbre dont il avait eu vent dans le petit Larousse édition mille neuf cent soixante dix sept ou dix huit (tentative avortée de pose d’un énième sept) le corps en s d’un barbu au torse nu au centre de l’énorme scène , Béjart , date de naissance, domaine de définition ouvert (1927- ****) , barbu comme l’était le chorégraphe aux yeux bleus étincelants , converti à l’islam , se rendant compte de la nouvelle donne du contexte renouvelé, qu’il allait devoir taire cette tare , la conversion en cette religion tant crainte , tant diabolisée dans les canaux salasses du boîtier , comme dans la présente émission , qu’il allait devoir contourner l’inévitable question – je m’étais converti à une religion de tolérance améliorée , le soufisme , bon isme s’il en faut – craignant le courroux des publics – bouffons ravalant humours à la monthy python tant mythifiés et si peu régurgités – craignant courroux des intellectuels médiatiques – normaliens petits bourgeois démultipliant leurs passages moralisant dans le divin boîtier …

C’est donc à soixante dix sept ans , en 2054 ou deux mille cinquante quatre , cinquante quatre, soit le double parfait et naturel de vingt sept , 27 , ainsi l’age qu’avait Béjart en mille neuf cent cinquante quatre soit 1954 – cette même émission qui fêtait pour l’occasion, le cinquantenaire – 50 – de sa compagnie de danse – cinquante ans de succès d’un homme de compromis – le hasard , le seul ou le second – lui fait dire – au téléspectateur interloqué – qu’eu égard à son âge , soixante dix sept ans , qu’au regard du fait qu’il devait fêter , en pareille occasion dans ce court passage promotionnel à la télévision – ces cinquante ans – non de carrière de danseur – mais de sa compagnie – en tant que directeur de compagnie ce qu’il lui faisait dire qu’il était dans l’obligation d’y figurer , dans cette émission fourre tout grand public au succès sulfureux – non dans le sens exigeant – mais plutôt vulgaire – il avait donc – par simple déduction arithmétique la bienvenue par les temps qui courent , peu d’occasions de se satisfaire de la programmation du boîtier – que le vénérable personnage entraperçu dans la section noms propres entrée de la lettre B avait donc entamé sa carrière de chef de troupe à l’age de vingt sept ans 27 – 20 sept ans en l’an de grâce mille neuf cent cinquante quatre soit 1954 soit cinquante quatre 54 , cinquante quatre étant le double parfait et naturel à la fois de l’age du jeune capitaine de navire chorégraphique et également de l’age du téléspectateur à l’instant même de la diffusion de la dite émission ou figurait , parmi tant d’autres , un passage consacré au vieux chorégraphe qui fêtait le cinquantenaire de….

Ainsi ledit court passage de la dite émission allait réconcilier ( telle la France avec la Jamahiriya Libyenne après des années de disette diplomatique, contrecoups des avions de ligne tombés ici ou la sur villages aux multiples pans de toitures en ardoise noire , déserts ou mers intérieures – ou pour effacer les grincements (grinceries) on parle business et droit de foot d’un club de foot en renflouements , ressources minières naturelles minant les derniers obstacles des mères ronchonnes ayant perdu deux trois ou quatre – plus peut être – êtres chers ) – court moment , intermède aux sunlights de l’émission gloutonne en invités promotionnels , journaliste – speakrine de l’info - maquillée à la provinciale , blonde , réconciliation – c’est le mot – raccordement , rencontre, rapprochement , journal de nuit – journaliste ratée , subordonnée, secondaire, grand reporter en phase de repos parisien forcé – congé maternité approchant ?  - Chirac visitant la Jamahiriya allibiya aloudhma – poétique des nombres en marche due à une avalanche de sept clamés d’une bio – magnéto…

 

ps : vous l'aurez compris , ce texte fut ecrit à chaud. Paris, automne 2004...

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Maurice-sept : pour un usage poétique du boîtier maléfique aliénateur des masses dormeuses est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 3.0 Unported.

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Published by Brahmapoutre - dans scribouillis
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