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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:54

 


Symétrie des faits constatée, le pont-trémie plongeant, pénétrant, crevant (éventrant) le quartier de la viande urbaine, convulsion du centre, aération mortuaire, destruction délibérée du calme possible, à l’ombre d’un inespéré ficus bordant le tumulte de la grand rue, ni trop loin, miracle certain du village, de la ville organique, mélange de la Rome et des médinas mauresques.

Symétries constatées, elle le sont dans notre vision à l’odeur de mort, ce seul arbre, olivier beau rabougri, certainement solide, immanquablement honnête, c’est le genre de jalon millénaire balisant le mince sentier en direction de l’enfantine et lointaine méassra, medersa brillamment dissimulée derrière le plateau du Azrou, une vallée encaissée et réduite illustre la frontière déjà puérilement infranchissable, à distance soupesée de l’enfant à l’âme sanglée par l’adulte, la medersa est du domaine du mythe, sauvera-t-on l’olivier-balise. Un ouvrage d’art moderne techniciste qui portera en son sein les puissantes berlines aux grandes vitesses en vertu du fonctionnement de cette cinquième vitesse, déchirures symétriques, passées en haillons engourdis pareils aux veaux assommés dans quelques abattoirs roumis , viol du passé aliéné , fin de la civilisation de l’enfant…

 

 

 

Le feu roulant de la machine arasant le sol grumeleux, étanchant d’une soif imaginaire le sol pierreux d’un vomis de bitume brûlant, oliviers de cette méditerranée tuméfiés, violés, insultés, profanés par la blessure faite au paysage de l’enfant qui s’inconsole au chevet d’une mère errante , transformée en sorcière accumulée de haine , la blessure fait état de formatage de sa mémoire, elle n’est plus personne, l’enfant pleure doublement, double perte, mère méconnaissable , terre blessée , rature noire, pétrolifère déchirant son horizon en deux parts, résolu à partir, il finira par pendre sa mère , il faut l’achever, Achever de cracher sur le réel offert, l’olivier emmuré par la rature véhiculant les engins agglutinés des futurs badauds mécanisés, s’offriront gazeuses et pâtisseries , peut être poteries et poésies terroir , remplira le vide sidéral laissé par les anciens tous pendus , études de marché pulluleront dans les recoins de la rature polluée , aires de repos suicidaires des derniers oliviers amers ; il y aura peut-être le prochain capitaliste qui satisfera à réaliser le chemin de randonnée pour la vallée des pendus tout loin vers les collines surplombant l’odeur de mort des prochains conflits …

 

l’olivier abattu par les murs , mon mur est une rature incessante, scindant ma photo originelle, mon impulseur , propulseur de mon énergie vitale, scène bruyante du soleil , tons orangés et jaunâtres des multiples tétons tâchés de ce vert grisé , bonté des racines suçant les eaux rares du plateau déprimé, no mans land heureux générateur de l’huile généreuse, humant dh’arsass tacheté et croquant, fumant des volutes de ce délicat fumet du blé éclatant de l’essence huileuse, doublogie magnifique , maudite rature enrayant les derniers répertoires de l’enfance qui sombre en amertume cancéreuse, fuyez , fuyez , gens de bien peu, derniers penseurs de l’histoire de soi enfant, ne regrettez rien , mais ne revenez point, il y va de votre tumeur , possible rechute , prions de formes billes, pullulant le ventre acidulé , tournant mauvais, hommes tuméfiés que vous êtes devant le spectacle raturé , mur de benzoïne, paré d’antennes fracassant les derniers illusions d’un visionnage heureux de la voûte étoilée, ah quarantième jour rugissant , veillée fantastique illuminée des amas poussiéreux , ah quel spectacle mes aïeux , l’heureux , la sainteté du spectacle expurgée , phagocytée par les antennes prédatrices , m’aveuglant finissant par me rendre fou, ah je suis une vache sous observation, le prion a pris l’apparence d’une boule de plomb dans le cœur, mes poumons crevassés, mes vessies transpercées , mon cul transbahuté , ma gueule désossée , osselets du visage de l’enfant encore innocent, n’y retournons pas, le spectacle est faramineux, bulbes fracassés,

avènement secondaire, correspondances cauchemardesques, aaah, migraines purulentes, insistantes, révélatrices de la viande du cortex arrachée du plat de gargouillis de la cervelle déjà malade de nostalge , mortelle réminiscence, pourtant quelque peu apaisée par l’éloignement, restons distants, n’y retournons, pas, je délogerais la tombe des ancêtres pour les rapatrier ailleurs que dans ce nid de prions, mes vaches sont au bord de la folie apoplectique, cavalantes hallucinantes, vétérinaires chasseurs ne pouvant les suivre, les prions se sont déclarés intelligents, aah, ces oliviers, ces oliveraies abattues, poussées vers l’abîme , du beau travail ,Le travail public se chargeant de l’ouvrage artistique les précipitant dans l’abîme formidable de la haine accumulée, les derniers oliviers se dissimulant derrière le bel ouvrage , énorme lego joliment absurde, mais tout de même migraineux, ennemis de l’olivier, ennemi du suc sanitaire, le seul qui braille de justesse…

 



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Published by Brahmapoutre - dans scribouillis
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