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tout ce qu'il y a à savoir sur à peu près tout... m'sieurs dames , faites votre marché...

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Jesus de Maze

torrents zé mules #1

Hunger de Steve Mcqueen(2008)


Vu, hier Hunger de Steve Mcqueen , chouchou cannois fournée 2008. Caméra d’or , donc , premier film pour cet artiste contemporain (de nos jours, nous ne savons plus de quoi il recouvre). Un premier film ultra maîtrisé, froid comme les murs désolés d’une rue de Belfast, un film délavé – à priori – de tout sentimentalisme. Tout est froid luisant, que des faits , un récit qui épouse les destins d’individus englués dans le conflit nord irlandais , non pas à la façon chorale (qui exige le montage alterné ) mais en butinant d’un personnage à l’autre. Le film est tout entier aspiré, absorbé en direction du personnage principal, la figure légendaire de Bobby Sands , militant républicain refusant de s’alimenter jusqu’à la mort , devenu une icône du combat catholique , lui-même communicateur hors pair de la cause républicaine.

On commence donc par un maton unioniste (il possède un porte-clef à l’effigie de l’union jack, c’est dire qu’on peut montrer avec bien peu de choses) qui a la fâcheuse habitude de plonger ses poings ensanglantés dans un lavabo rempli d’eau froide ; il n’a pas l’air de trouver son job gratifiant , puis vint le personnage «  pont », celui d’un jeune militant républicain arrivé dans la sinistre prison de Maze qui va devoir s’habituer aux conditions de détention édictées paradoxalement par Bobby Sands et ses camarades : ne pas porter de vêtements infamants de prisonniers de droit commun et surtout, faire de la peinture murale avec leurs excréments. Le surgissement du christique Bobby nous est donné sans ménagement, les matons extirpent un homme nu aux cheveux hirsutes, un homme primitif et farouche refusant de sortir de sa cellule, il ne se laisse pas faire , c’est le dur des durs , dans la salle de bain , l’attend une baignoire et des ciseaux , le tout pour le rendre un peu plus présentable , les coups portés  sont matérialisés à la fois par les plaies sanglantes qui recouvrent son cuir chevelu et aussi par le sang qui se mélange avec l’eau du bain. Cette démonstration insoutenable d’un homme qui comme le christ, encaisse plus qu’il n’en faut, c'est-à-dire  au-delà du seuil admissible est interrompue par un très long plan fixe qui met en scène l’annonce de la grève de faim de Bobby à un prêtre républicain. Après cela, on a qu’une idée fixe en tête , est ce que le réalisateur débutant va le faire ? faire quoi ? montrer l’agonie via la cure d’amaigrissement du très entreprenant acteur germano-britannique Michael Fassbender (un patronyme prédestiné…)

J’ai pas détesté le film , c’est une de ces expériences sensorielles (une de plus) à laquelle nous convie le nouveau venu sur la place. Un film sec et puissant qui même s’il évite la démonstration (en voilà un cliché du cinéma contemporain…) , ne pourra pas esquiver le désir de savoir ce qui sous tend réellement le projet de Mcqueen.

affaire à suivre…

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D
Toujours pas vu. en tous les cas tes propos donne envie, donc je le met sur my Torrent mules.
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