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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 12:07

encore un vieux papier qui a enclenché un mini hernani en rédaction, une belle pagaille, vous me direz :  la verve commémorative étend son emprise sur ce blog , peut être , mais la commémoration se voulait double (donc un début d'analyse se rendait possible) , rares sont les dates de la grande histoire (comme ils disent) renvoyant à un double évènement , en voilà une , le 20 août...

 

La date est un de ces puissants véhicules de l'histoire, du moins quand on l'enseigne. La date possède un fort potentiel symbolique, elle nous aide à voir plus clair dans cet embrouillamini historiographique.

Nos jolies têtes brunes, durant les années d'école primaire, travaillent le plus clair de leur temps à apprendre des dates, c'est un chapelet ininterrompu de chiffres qui déroulent des événements marquants, révolutions, avènements de tyrans, guerres meurtrières etc.C'est l'instrument pédagogique par excellence, Abane Ramdane a bien compris la chose. Il a mis tout son poids dans la balance pour faire de la date du 20 août 1956 un jalon historique comme on a coutume de le dire.

Le cas de figure du congrès de la Soummam était quelque peu délicat à gérer, il y avait déjà une date qui a marqué de son empreinte la guerre de libération. Le 20 août 1955 marque la révolte du Nord constantinois dans la région de Skikda (ex-Philippeville). En prenant en considération la personnalité de Abane, cet empilement des dates n'est pas le fruit du hasard. Notre démonstration se fonde sur la portée du vocable choisi.

 

Le verbe empiler découle de pile dans le sens de tas ou d'accumulation d'objets. Le dictionnaire Littré nous renseigne sur l'étymologie du mot. Ainsi, le provençal pila qui signifie sanctuaire dérive de «piela», pile en espagnol et de l'italien «pila» qui veut dire colonne. Le portugais «pilha», qui signifie le tas, dérive lui aussi du latin «pila», colonne, laquelle est un empilement d'éléments (un fût, une base et un chapiteau, ce même fût est construit suivant un empilement d'éléments cylindriques en pierre de taille) qui se rattache sans doute à pilum, c'est-à-dire le javelot.

Après le coup de feu du 1er Novembre, les choses semblaient se tasser sur le front. La révolution était dans une impasse, le manque d'organisation étant le principal mis en cause. Les différents commandements sur le terrain n'étaient pas unifiés, le mouvement risquait l'asphyxie et l'anéantissement. Zighoud Youcef, chef de la zone du Nord constantinois, voulait remettre la révolution sur les rails et la réveiller de sa torpeur.

Dans un geste désespéré, il a décidé de lancer la population algérienne armée de pioches et de couteaux à l’assaut des fermes des colons dans les environs de la ville de Skikda. Le massacre de 70 Européens fut très vite éclipsé par un massacre d'une autre ampleur. Pour un Européen mort, on tuait une dizaine, voire une centaine d'indigènes, on organisait les exécutions, des fosses étaient creusées pour ensevelir plus rapidement les hommes, les femmes et les enfants fusillés.

Pris de vitesse, Abane tente d'analyser les effets d'une telle action et décide avec certaines personnes d'organiser la lutte tout en évitant les effets désastreux du 20 août 1955. La propagande française qui tournait à plein régime, en profitant des événements de Skikda, accusait le FLN de commettre des actes barbares, l'autre conséquence étant l'ampleur des massacres d'Algériens qui devaient suivre. Les bilans des représailles à l'encontre de la population algérienne varient entre 1 millier jusqu'à 12 000 morts.

Abane, en politique avisé, pensait que des 20 août à répétition allaient discréditer à tout jamais la lutte pour l'indépendance. Même si Zighoud a tiré ou lancé l’assaut le premier, Abane est décidé à remporter la mise. Pour réussir son coup, il devait enterrer la date fondée par Zighoud en la commémorant par le biais d'un événement d'une plus grande portée : le congrès fondateur, celui qui va jeter les bases d'un véritable Etat. Abane le visionnaire, examinait déjà l'après-indépendance. Dans un article paru dans El Watan datant du 9 septembre 2004, on peut constater que le choix de la date n'était pas totalement fortuit : «Les organisateurs ont choisi un jour symbolique, celui qui commémore le 20 août 1955, date de l'embrasement du Nord constantinois». Le coup de javelot décoché par Abane était d'une plus grande portée, posant un jalon essentiel dans la conduite du mouvement national.

Le 20 août 1956 étant également chargé d'un autre symbole. Abane ayant vigoureusement défendu son plan a décrété sa fameuse «primauté du politique sur le militaire», l'organisation politique, et la maestria organisationnelle devaient primer sur le cours aveugle avec son lot de représailles sanglantes qui ont nourri les événements de Philippeville. Des années plus tard, l'histoire donnait raison à Abane, la dimension militaire du conflit capitulait devant l'impasse politique dans laquelle se débattait la France de de Gaulle.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 13:29
et toi , qu'est ce tu deviens ? telle était la question de la maoiste Anne Wiazemsky à Francis Jeanson dans le train in La Chinoise de Jean Luc Godard (1967)



merci à Jeannot de nous avoir permis de voir Francis dans le role d'empecheur de tourner en rond, de glisser un peu de doute salutaire dans la mélasse dogmatisante  (la révolution ce n'est jamais qu'un mouvement physique qui consiste à revenir au point initial...)
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:22


j'ai cherché bien longtemps cette " video" comme disent les ricains , il s'agit du groupe Ween , un duo et une institution américaine underground spécialiste des pastiches et des detournements , ils peuvent jouer de tout , chanter tous les styles de musique , du métal au R'n'B ...
dans Freedom of 76 , le chanteur à la voix exemplaire crie sa douleur à la manière d'un Prince dans ses plus belles heures
le clip est un petit bijou de court métrage, telle une suite au Roublev de Tarkovski...
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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 20:19
ceci est un vieux papier , vous allez me dire , il nous refile ses invendus , oui mais , il vous rétorquera que le papier en question avait été jugé trop méchant à l'encontre de notre gloire nationale , le motif : les vaches sacrées sont intouchables (pléonasme , pour sur...)


Rappelons-nous, car l’incessant défilement des jours rend oublieux, la mine cocasse de Doris Lessing au sortir d’un grand rectangle noir monté sur quatre roues qui faisait office de taxi londonien, elle avait un panier dans lequel s’époumonaient légumes et fruits divers, les journalistes lui lançaient au visage : Vous avez eu le Nobel, on l’a appris ce matin, et l’octogénaire au regard malicieux d’ajouter « c’est pas trop tôt, moi qui croyais qu’ils m’avaient oubliée » ; Rappelons-nous également la volte-face de Elfriede Jelinek qui tout en s’excusant de son absence de la cérémonie de remise du Nobel de littérature pour cause d’agoraphobie persistante, avait fait parvenir une cassette dans laquelle on pouvait visionner sa déclaration. Avec malice, elle a abordé un des ferments de son écriture : l’écart. S’écarter du monde pour écrire ou pour mieux écrire, rester fidèle aux mots afin de décrire avec justesse le monde que l’on a fui. Être à l’écart du monde est une manière d’être au monde. C’est ce que n’a pas compris notre littérateur national Yasmina Khadra qui s’est quelque peu empressé de jeter sa colère sur les jurys des prix parisiens pour ne pas avoir choisi son authentique chef-d’oeuvre – c’est lui qui semble en être le plus convaincu - . s’il fallait décrire Khadra , c’est bien à l’aune des explications perspicaces de Guy Debord ou d'un Robert Musil qu’il aurait fallu mobiliser pour approcher le cas Mousselhoul. Arrogance, ambition affichée, arrivisme littéraire, figure de l’intellectuel médiatique qui a réponse à tout, moralisme universaliste, stratégie de fixation tout azimut au sein de nombreux médias, recherche immodérée d’une reconnaissance unanimiste, séduction des politiques, et tutti-quanti. Il se couvrirait de ridicule comme le ferait habituellement un BHL pour faire parler de lui, c’est en effet l’objectif central pour ce type d’animaux médiatiques, toujours faire parler d’eux quand il s’agit d’afficher sa stupidité sur des questions qu’il ne maîtrise pas. C’est un peu ce qui est arrivé au village globalement néolibéral qui a affiché une arrogance et un snobisme à l’égard de l’œuvre de Marx, à l’occasion de la tenue de la foire de Francfort, vénérable institution mercantile et livresque , les gens des lettres se sont penchés sur ce bon vieux Karl Marx à l’aube d’une dépression mondiale quatre vingt ans après la grande dépression.  Sans crier gare, Das Kapital reviendra hanter les rédactions du Wall Street Journal et du Financial Times, des plateaux de I-Télé et d’El-Jazeera. Avec discrétion, les écrivains qui en ont dans le ventre s'éternisent en perpétuant la tradition qui fait d’eux des points fixes dans le ciel des idées. Aux autres, des abcès de fixation temporaires, le temps d’une digestion.


crédit photo : Laurence Thurion (sous licence Creative Commons)
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 14:36
allons bon , rejouons , les riverains ont su planter et récolter de bien bonnes...
je vous propose ceci
c'est ptet un poil plus pointu
Elle est encore de ce monde, la blonde ; en voilà de l'indice...
de qui s'agit-il  ?

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 11:12


Extrait d’un entretien avec Jean Luc Godard paru aux Inrocks sous la plume d’un gardien du temple : Serge Kaganski

Godard avec ses phrases couperets, ses erreurs volontaires à la manière d'un  artiste du collage, il démonte « une certaine qualité internationale » celle qui truste les festivals over the world en mixant  malicieusement des gars aussi «  différents «  que Gus Van Sant et Abbas Kiarostami.






Il
y a donc de bons Américains...

Oui, Manny Farber, c'est un bon Américain. Il y en a d'autres. Mais je ne tiens pas spécialement à critiquer le cinéma américain. D'autant plus qu'il existe aussi une "qualité internationale", où tout se ressemble. Ce sont les films qu'on présente dans les festivals comme Cannes. Les films de Kiarostami, Gus Van Sant, Elia Suleiman... C'est une idée assez commune du cinéma d'art. Je vois ça très bien avec mon prof de tennis. Il n'ira jamais voir un film de Luc Moullet, dont il ne connaît même pas le nom, mais il va voir Elephant. Ça correspond à l'idée qu'il se fait du grand art.

Est-ce que le fait qu'un film séduise votre prof de tennis est vraiment disqualifiant pour le film ?

Ce n'est évidemment pas ce que je veux dire. Ce garçon ne va d'ailleurs pas non plus voir mes films. Il me connaît, a envie de me parler et passe par-dessus le filet tout le temps pour bavarder. A tel point que je suis obligé de le menacer de ne plus le payer s'il enjambe le filet, parce que pendant qu'il me fait la conversation, me parle des films qu'il va voir, il ne m'apprend plus à jouer au tennis.

Et en quoi, Kiarostami et Van Sant, est-ce la même chose ?

En tout cas, ça l'est devenu. Gus Van Sant n'a jamais fait un film aussi beau que Et la vie continue. Mais Ten ou Elephant, c'est la même chose. Du cinéma intellectuel, où tout pourrait se formuler par de la parole. C'est des mots. Pour faire ça, il n'y a pas besoin de caméra. Dans le gros cinéma hollywoodien commercial, il n'y a pas besoin de caméra, mais il y a une telle puissance de feu ­ comme disait Staline : "A force de quantité, on finit par écraser la qualité" ­ que ça produit quelque chose. Je vais voir ces films, j'arrive à les oublier tout de suite, ou alors je n'y arrive pas et je m'en veux. Mais pour revenir à Ten et Elephant, je dirais que c'est du sous-Antonioni. Antonioni est le cinéaste qui a le plus influencé le cinéma contemporain, et cette influence est délétère. On a l'influence qu'on peut. Paradjanov par contre n'a pas beaucoup d'influence aujourd'hui et c'est dommage.

Mais la phrase la plus importante demeure celle-ci : "Antonioni est le cinéaste qui a le plus influencé le cinéma contemporain et cette influence est déletère ." terme qu'on peut remplacer par  «  toxique ». en somme , Godard accuse les cinéastes de la qualité internationale tant appreciée des carnavals de cinéma de se vautrer dans du sous Antonioni , et cette musique contemplative  si insistante qui repose sur un rapport particulier à la durée (par musique j'entends composition ) , semble nous dire Godard, n’est pas très pertinente en soi dans le cinéma de ce début du 21e siècle
affaire à suivre...
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 09:28


C'est juste pour dire que Merce Cunningham nous a quittés dans la soirée d'hier à l'age de 90 ans
je ne connais pas les chorégraphies du maitre étasunien , mais je sais quelque chose de son parcours qui me l'a rendu bien sympathique. son mentor n'était pas cet habituel chorégraphe , homme ou femme qui vous font faire des contorsions impossibles durant des heures , non , son maitre était un musicien atypique du nom de John Cage , le mec qui a inventé ce truc génial qu'est le piano préparé , une musique qui relevait du seul hasard...

Il était donc à la pointe du questionnement Merce , sa danse ne relevait d'aucune donnée narrative ni " éthique" d'aucune sorte , ses mouvements relevaient du hasard , le mouvement se donnait pour lui meme , n'avait pas de dimension cachée, le geste, la posture, ce sont peut être les enjeux d'une bataille féroce entre l'immobilité et les forces vitales qui générent le mouvement...
et moi , ça me parle , que John Cage ait pu , à ce point , formuler une esthétique qui allait dépasser la seule musique (il a eu comme disciples Merce mais aussi Nam Jun Paik , le pionnier de l'art vidéo , le groupe fluxus ainsi que Stockhausen et bien d'autres...)
L'ombre du père Duchamp n'étant pas bien loin , il était difficile de faire fi...

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 19:19

torrents zé mules #1

Hunger de Steve Mcqueen(2008)


Vu, hier Hunger de Steve Mcqueen , chouchou cannois fournée 2008. Caméra d’or , donc , premier film pour cet artiste contemporain (de nos jours, nous ne savons plus de quoi il recouvre). Un premier film ultra maîtrisé, froid comme les murs désolés d’une rue de Belfast, un film délavé – à priori – de tout sentimentalisme. Tout est froid luisant, que des faits , un récit qui épouse les destins d’individus englués dans le conflit nord irlandais , non pas à la façon chorale (qui exige le montage alterné ) mais en butinant d’un personnage à l’autre. Le film est tout entier aspiré, absorbé en direction du personnage principal, la figure légendaire de Bobby Sands , militant républicain refusant de s’alimenter jusqu’à la mort , devenu une icône du combat catholique , lui-même communicateur hors pair de la cause républicaine.

On commence donc par un maton unioniste (il possède un porte-clef à l’effigie de l’union jack, c’est dire qu’on peut montrer avec bien peu de choses) qui a la fâcheuse habitude de plonger ses poings ensanglantés dans un lavabo rempli d’eau froide ; il n’a pas l’air de trouver son job gratifiant , puis vint le personnage «  pont », celui d’un jeune militant républicain arrivé dans la sinistre prison de Maze qui va devoir s’habituer aux conditions de détention édictées paradoxalement par Bobby Sands et ses camarades : ne pas porter de vêtements infamants de prisonniers de droit commun et surtout, faire de la peinture murale avec leurs excréments. Le surgissement du christique Bobby nous est donné sans ménagement, les matons extirpent un homme nu aux cheveux hirsutes, un homme primitif et farouche refusant de sortir de sa cellule, il ne se laisse pas faire , c’est le dur des durs , dans la salle de bain , l’attend une baignoire et des ciseaux , le tout pour le rendre un peu plus présentable , les coups portés  sont matérialisés à la fois par les plaies sanglantes qui recouvrent son cuir chevelu et aussi par le sang qui se mélange avec l’eau du bain. Cette démonstration insoutenable d’un homme qui comme le christ, encaisse plus qu’il n’en faut, c'est-à-dire  au-delà du seuil admissible est interrompue par un très long plan fixe qui met en scène l’annonce de la grève de faim de Bobby à un prêtre républicain. Après cela, on a qu’une idée fixe en tête , est ce que le réalisateur débutant va le faire ? faire quoi ? montrer l’agonie via la cure d’amaigrissement du très entreprenant acteur germano-britannique Michael Fassbender (un patronyme prédestiné…)

J’ai pas détesté le film , c’est une de ces expériences sensorielles (une de plus) à laquelle nous convie le nouveau venu sur la place. Un film sec et puissant qui même s’il évite la démonstration (en voilà un cliché du cinéma contemporain…) , ne pourra pas esquiver le désir de savoir ce qui sous tend réellement le projet de Mcqueen.

affaire à suivre…

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 09:41


 

"Ah, mes enfants, si vous savez ce qui m'est arrivé , j'espère que tout va bien chez vous, que rien ne vous soit arrivé , si parmi vous quelqu'un a connu le malheur, qu'il ne se sente pas obligé de rester en classe, aujourd'hui je suis un peu fatiguée , je ne suis pas au mieux de ma forme, je ne serai pas à 100 pour cent…"

"Comme vous… comme vous le pouvez le croire , j'ai prié très fort le seigneur Dieu quand le sol a tremblé , je me souviens être tombée , j'ai trébuché ensuite j'ai pris mon enfant et je l'ai serré très fort en psalmodiant la chahada de plus en plus fort, il n'y a de dieu que dieu , Mohamed prophète de dieu , mon mari , et il a bien fait de refermer le gaz , d'autres ont subi les flammes à cause de leur négligence, on m'a parlé d'un incendie à la rue de l'union , une vision de cauchemar …

"Il faut croire, je ne sors pratiquement jamais de chez moi après une certaine heure, que ferai-je d'ailleurs dehors à une heure si tardive, je suis une femme responsable de ses enfants et qui ne doit sortir sans autre prétexte que de porter l’aide à sa famille en cas de danger ; je ne suis pas de celles qui entachent l'image de la femme dans ce pays, ces femmes qui veulent assouvir des besoins animaux , elle doivent s'en remettre à Dieu sous peine d'être jetées dans l'enfer et la damnation…"

" Nous descendions les escaliers tandis que les effets de la secousse se faisaient encore ressentir, elle a duré près d'une minute, le palier était bondé de voisins du haut que nous ne voyions jamais, ou qu'on a pas l'habitude de voir, peut être au marché, la rue attenante à l'immeuble était bondée de monde, on aurait cru à une fête donnée la nuit dans tout le quartier."

" La foule projetée dans les rues faisait peur. Heureusement que j'étais entourée par mon mari et mes deux enfants, sans ça j'aurai perdu la tête, mais qu'elle était ma stupeur, fureur même de m'être aperçu, quand j'ai appliqué mes doigts sur la tête, l'horreur de découvrir que je ne portais pas mon hidjab. J'étais redevenue une de ces femmes occidentalisées qu'on dit civilisées aux mœurs légères, des dévergondées en puissance, dans l'horreur de cette nuit, la terreur plutôt, je ne m'étais pas rendu compte du forfait que j'ai commis, je prie le Seigneur Dieu de me pardonner mon péché…"

 

 

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Published by Brahmapoutre - dans scribouillis
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:58
il nous a quittés le mois de mai dernier , il était à la fois le fils et le père du Miroir (Zerkalo) film sorti en cette année bénie de "1975". regard doux , le cheveu superbe.
il s'appelait Oleg Yankovsky (1944-2009)

Published by Brahmapoutre - dans Kino et Cie
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